D’après

D'une histoire d'amour corrompue à une pièce radiophonique

14.05 → 15.05
2022

Horaires :

sa 20 h 30 image/svg+xml

di 17 h 00 image/svg+xml

Lieu :

Valère

Durée :

2 h 00

Age :

Dès 14 ans

Tarifs :

CHF 40 / 30 / 15

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Automne 1940. Dans le nouveau studio d’enregistrement du Boulevard Carl-Vogt, la troupe de Radio-Genève apprend les b.a.-ba de la radiophonie. Elle interprète pour les ondes une adaptation de Benoni, roman du norvégien Knut Hamsun – prix Nobel de littérature –, qui raconte l’histoire d’une passion amoureuse en bord de mer corrompue par l’argent. En 1870, dans un hameau de pêcheurs, amour et libéralisme sont déjà les deux faces d’une même pièce.

Entre théâtre radiophonique et satire en carton-pâte, D’après mélange les temps, les voix et les accents : des époques en miroir qui font écho à la nôtre. Sur scène, les acteurs et les actrices passent avec finesse d’une histoire à l’autre et leur jeu piquant épingle avec humour nos molles audaces et nos secrètes vénalités.

Jetant son dévolu sur un auteur ambigu – romantique  et  réactionnaire –, dont la langue rugueuse rappelle celle de Ramuz, L’Homme de dos affirme son goût pour les humanités bien trempées, laissant toutefois s’échapper, ici ou là, un souffle quasi spirituel – un vent bienfaisant.

Par L'Homme de dos

Collaboration à l'écriture et jeu

Alain Borek, Marion Chabloz, Mélanie Foulon et David Gobet

D’après "Benoni" de Knut Hamsun

Traduction

Régis Boyer

Conception, adaptation et mise en scène

Adrien Barazzone

Co-mise en scène et collaboration à l'adaptation

Barbara Schlittler

Scénographie

Hélène Bessero et Tom Richtarch

Costumes

Maria Muscalu

Collaboration costumes

Julie Chenevard

Création son

Clive Jenkins

Création lumières

Vincent Scalbert

Administration

Christèle Fürbringer

« J’ai fondé L’Homme de dos en 2012. A l’époque, je venais de rédiger mon mémoire de fin d’étude à La Manufacture sur les processus émotionnels à l’œuvre dans le théâtre du Polonais Krysztof Warlikowski. J’étais tombé sur ce que les scientifiques ont appelé les neurones miroirs – qui, par empathie, réagissent comme si nous étions l’Autre. J’ai trouvé ça hallucinant. De là partant, j’en ai dégagé une sorte de fascination pour la figure d’un homme (ou d’une femme !) de dos : un derrière – un corps sans intentions visibles a priori, sur lequel on pourrait projeter nos propres désirs. Nos émotions, nos peurs – je suis un grand angoissé. L’art est une sorte de miroir, une surface de projection. C’est ça qui me plaît. C’est aussi pour moi la représentation d’une malice : quelqu’un est là, dont on croit apercevoir un sourire en coin ! Cette malice – certains diront dérision – traverse mes projets depuis le début. D’après n’y dérogera pas, j’espère. »

Bouhhhh !!